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Articles et témoignages

 

Itinéraire d'un enfant 'natur'ellement passionné

Céline Muller, animatrice au Centre Eden, s’entretient avec Stéphane, stagiaire BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport).

Qu’est-ce qui t’a amené à t’orienter dans l’EEED ?

J’ai été au contact de la nature durant mon enfance chez mes grands-parents dans le Jura. Je faisais des barrages dans les ruisseaux, des élevages divers (escargots, sauterelles, hannetons, grillons –j’en avais des centaines !-,) des cabanes… Il y avait aussi des carrières de sable où je pouvais voir de gros lézards verts. …

Une fois, j’ai élevé de jeunes hirondelles que j’avais récupérées au nid (je signale que je ne le referai plus aujourd’hui, entre autre car ce sont des animaux protégés !). Plus tard, j’ai pris l’une d’elles dans ma main, elle a pris son envol et est partie : c’est un beau souvenir !

Adulte, j’ai choisi un métier au contact des animaux, dans l’animalerie, que j’ai exercé pendant 14 ans. J’ai découvert un monde d’animaux « classiques » mais aussi plus exotiques… Avec un côté très sombre, celui du commerce, qui ne prend en compte ni les animaux, ni leur bien-être,

Ma reconversion a mis en évidence mon goût du contact avec le public et avec la nature.  A cette période j’ai été informé de l’existence du BPJEPS EEDD. J’ai alors fait le lien avec une envie, née lors classe de neige en classe de CM2 à Lamoura. J’avais été captivé par les propos de l’animatrice nature, Geneviève et j’ai toujours gardé le souvenir de ce métier qui m’avait beaucoup intéressé.

 

Qu’est-ce que la formation t’a apporté ?

  • Une attention plus consciente à tout ce qui m’entoure, l’envie de découvrir toujours plus et de le partager avec mes proches.
  • En ce qui concerne les animations, j’imaginais quelque chose de bien plus théorique, je ne m’attendais pas à ce côté ludique et basé sur imaginaire.. J’ai découvert les multiples approches : sensorielles, ludiques, expérimentale,…cela m’a réconforté de prendre conscience que l’on peut faire beaucoup avec peu et simplement.

  • La formation m’a apporté des savoirs-être et des savoir-faire ainsi qu’une plus grande confiance dans mes capacités d’apprentissage.
  • Le métier d’animateur nature m’a permis de me reconnecter avec la nature et d’œuvrer à sa préservation, et de redonner du sens à ce que je fais.

 

Tu as réalisé un parcours « pieds nus » lors de ton stage au Centre Eden : peux-tu nous en dire plus ?

Ce parcours s’inscrit dans un objectif de reconnecter les gens avec la nature à travers une approche sensorielle et ludique. Il est fait de troncs, de pas japonais, d’un pont de singe. Il traverse aussi une petite forêt de bambou, qui propose un univers intermédiaire au milieu du cheminement et plonge le participant dans une ambiance labyrinthique, sombre, zen. Une impression de verticalité a aussi été recherchée et renforcée par des miroirs disposés çà et là. Le parcours a été conçu avec beaucoup de matériaux naturels et de récupération qui se trouvaient sur place au Centre Eden, renforçant ainsi la cohérence recherchée pour cet outil.

Le parcours pieds nus a été pensé pour proposer une sorte de peau-à-peau avec la nature : à travers le cheminement, les pieds entrent en contact avec la souplesse des cônes d’épicéa, les aspérités des pommes de pin, ils sont massés par des petites billes d’argiles ou des gros marrons, ils découvrent le grain du maïs, le rêche de la pouzzolane, le côté doux et léger du liège (qui intriguent tous les participants), le craquant des feuilles, le caressant du gazon… Par ailleurs, d’autres éléments, comme le pont de singe, ont pour objectif d’obliger à trouver son équilibre et de mettre en jeu le corps, que l’on a tendance à oublier lorsque l’on se déplace sur nos supports bétonnés et nos espaces trop carrés.

 

Es-tu « branché » nouvelles technologies ? Pour toi, que peuvent-elles apporter à l’EEDD ?

Un exemple : lors d’une animation, un enfant a trouvé une boule de paille cachée sous les feuilles : j’ai confié mon téléphone à l’enfant pour qu’il puisse filmer et faire partager au reste du groupe la découverte d’un muscardin lové, en plein hibernation à l’intérieur (nous ne l’avons pas réveillé !). Les enfants peuvent manipuler des outils numériques, ce qui les motive et les responsabilise, et cette utilisation permet de partager les découvertes.

Sur mon smartphone, j’ai également plusieurs applications naturalistes qui m’aident pour l’identification, botanique notamment, ou qui m’informe de la présence de certaines espèces animales à un endroit donné (partage d’observations).

J’utilise aussi beaucoup la photographie pour les animations, et les adaptateurs me permettent de prendre des photos à partir de télescopes et longues-vues.

 

Comment envisages-tu ton avenir professionnel dans l’univers de l’EEDD ?

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Ma première envie ou objectif serait de travailler dans un centre d’EEDD pour sensibiliser à l’environnement dès le plus jeune âge. J’envisage aussi d’être animateur dans une réserve naturelle ou au sein d’un conservatoire de sites naturels, et agir ainsi plus directement sur la conservation des espèces et des espaces. Et pourquoi pas un jour être animateur nature à mon compte ?

 

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